Récit du Paris Roubaix Challenge 2015

Départ le vendredi soir à 20 h de Bretagne, Arrivée à 2 h du matin à Cambrai, j’ai loupé la seule sortie de Saint Quentin. J’ai réussi à trouver une chambre à 2 h du matin, on me demande si je souhaite une chambre chez Ibis ou Formule 1, pour 4 heures de repos j’opte pour le moins onéreux.

Samedi réveil à 6 h, petit déjeuner et direction Busigny avec 30 minutes de voiture où se trouve le départ du Paris-Roubaix Challenge. Direction le départ en trot avec un petit sac qui va servir de secours : pompe, 4 boyaux, 4 capsules d’air comprimé, 2 tenues de pluie, ravito,,,ne pas oublier les clés Allen et le gros sac à dos « tenue de ville » qui va prendre la navette Busigny-Roubaix Vélodrome.

Départ 8 h, je suis sur la ligne de départ, des photos et c’est parti sous la pluie, première descente le frein ne répond presque pas, et oui j’ai des jantes alu avec des patins neufs spécifique alu mais sans rodage, il a fallu une vingtaine de kilomètres pour que le freinage soit à peu-près efficace.
Premier secteur Pavé après 13 km Troisvilles à Inchy ***où j’arrive très vite dessus, très très secoué, l’adaptateur du porte bidon fixé sur le cintre n’aime pas, il tourne sur le cintre, première chute de mon bidon. Tout le monde est un peu nerveux, pourtant ce n’est que le début, il reste encore 26 secteurs pavé. A la sortie du secteur pavé je resserre mon adaptateur. Au bout de 40 km ravito, petite pose, ravito très complet sur les tables, il pleut toujours, la pluie va me poursuivre pendant 50 km, je vois sur une table des colliers de serrage, je n’en prend pas et là, grosse erreur de ma part.

Je continue mon périple, beaucoup de cyclistes étrangers me doublent avec leurs accents, ils m’encouragent. Mon bidon commence à pencher, pourquoi ? Incroyable une tige métallique vient de se rompre ! Pour la petite histoire, si vous trouvez un bidon sur le parcours des secteurs pavé : c’est un secteur qui secoue, si vous trouvez 2 ou 3 bidons, là c’est un secteur qui vous secoue de partout !
Et là méfiance j’arrive dans un secteur et oui, il y a au moins dix bidons, la trott frotte je descends, secteur pavé très très difficile sur environ 15 mètres en plus en descente. Je trouve sur le bord de la route un fil électrique pour consolider mon porte bidon. Maintenant j’arrive à vive allure sur le secteur : Trouée d’Arenberg ***** je lève le pied, les pavés sont dans tous les sens, les pompiers sont à l’entrée de ce secteur avec un cycliste à terre sous oxygène, à la sortie de la Trouée d’Aremberg on me filme, c’est pour une émission de télé pour 2016. 2ième ravito, petite pose, le plein à la station Isotar et je continue sans vérifier ma réparation de fortune, erreur car l’adaptateur du porte bidon commence à lâcher. Je me pose la question demi-tour ou pas pour revenir au ravito, je continue,. Depuis un moment je ne roule plus au milieu des secteurs pavé comme conseillé par mon partenaire cycliste pour éviter les crevaisons, je roule sur le bas-côté avec risque de crevaisons ! Maintenant l’adaptateur lâche carrément, le bidon ne tient plus que par un fil, bidon presque vide heureusement. Le 3ième ravito arrive heureusement car je suis à sec, par miracle ils ont des colliers de serrage, je prends trois pour ma réparation définitive. Nous passons sur un passage à niveau, je me fait la réflexion : nous aurions pu être bloqué, et demain pour les pro ? Vous connaissez la suite… Roubaix approche il me reste environ 5 km au compteur, je suis dans les temps pour rentrer sur le vélodrome et là arrive un véhicule de l’organisation qui me reconnait, et oui il y a un breton dans ce véhicule, je lui demande combien il reste de km et là coup de massue : il en reste 15 km et là vite, je calcule dans ma tête, je ne serai pas dans les temps pour rentrer sur le vélodrome car la grille ferme à 18 h. Il est 18 h nous sommes dans Roubaix, nous cherchons notre circuit car le fléchage vient d’être enlevé, il y a encore des cyclistes avec moi et derrière nous.
JE RENTRE SUR LE VELODROME IL EST 18H14 ? La grille se fermera 10 mn plus tard.

J’ai parcouru les 173 Km  dont 52,5km de pavé en 10H  avec trois pauses et les arrêts pour réparations .

Au compteur : 8h40 de kick, soit 19.96km/h.

 

Le record de France Cycliste de l’heure vient de tomber sur le vélodrome Couvert de Roubaix.

J’ai parcouru les 173  Km  en 8 h40  avec 52,5km de pavé avec trois pauses et les réparations en plus. 17.6km/h de moyenne.

J’ai parcouru les 173 Km  dont 52,5km de pavé en 10H  avec trois pauses et les arrêts pour réparations .

Au compteur : 8h40 de kick, soit 19.96km/h.

 

Maintenant retour à l’hôtel à Lille Flandres en tramway car interdit pour les tott dans le métro de Lille. Le dimanche retour sur Busigny en TER acceptant les Vélos et Trott. Je regarde le passage des Pro et retour en Bretagne où je récupère tout doucement, je dors je dors !!!